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Chaque pas au creux de toi me donne une leçon --- M’inspire

Chaque pas au creux de toi me donne une leçon --- M’inspire

 

Le long de la rivière, j’emprunte un petit chemin qui épouse les méandres et guide mes pas, je respire en ce jour de fin d’automne, humide et gris.

Les parfums d’une forêt qui semble s’être endormie et qui est presque nue, me titillent les sens et chatouillent avec douceur mes narines de ses arômes subtils.

J’avance, à contre-sens du courant (c’est tout moi ça, je souris en écrivant cette phrase tellement elle me colle à la peau), je croise une famille, une troupe, une tribu de canards, et je m’arrête un instant pour les observer. A cet endroit, le courant est fort, les eaux sont tourbillonnantes et eux, ces bipèdes volants et colorés, ils se laissent porter, ils semblent confiants. Flottants au-dessus du tumulte des eaux. Ils patientent et observent posément leur environnement.

Je ne peux m’empêcher de faire un lien avec la vie lorsqu’elle se présente à nous avec ses « coups durs », ses noirceurs, ses aigreurs, ses difficultés, un peu comme le tourbillon de l’eau de la rivière qui emporte sans demander. Notre réflexe est bien souvent de résister, de lutter, de combattre, de se forcer pour retrouver la vie « d’avant » le tourbillon.

Ces rencontre et observation matinales nous enseignent tout autre chose, et me rappellent une phrase d’une amie très chère : « Sabine, on va apprendre à surfer sur la vague ». C’est tout simplement du bon sens, le sens qu’on a un peu oublié dans ce monde dit « moderne ».

Imaginons un instant ces canards luttant pour remonter le courant en plein tourbillon, ils finiraient épuisés et groggys, échoués sur la rive. Vous en avez trouvé beaucoup des canards échoués sur les rives d’une rivière ?

Tout en continuant à observer cette faune particulière, je remarque aussi qu’ils remontent le courant sur les côtés là où les flots sont plus calmes, ils choisissent un chemin de traverse avec facilité et aisance. Lorsqu’ils rencontrent à nouveau des remous, ils se laissent porter jusqu’à la prochaine accalmie, pour avancer sur leur chemin.

J’ai envie de conclure, que la vie nous porte comme l’eau porte ces canards. Que suivre son flot et se laisser emmener par elle, nous fait découvrir des endroits de nous, et d’ailleurs, où nous ne serions pas allés volontairement. Que suivre la vie, c’est suivre son cœur, son instinct, son intuition. Que lutter contre, c’est s’épuiser, se perdre, se faner, s’éteindre et se retrouver sur la rive de la vie.

J’ai envie de vous inviter à entrer dans le flot, avec la même sérénité et le sourire que j’ai imaginé sur le bec de ces canards.

Chaque immersion dans la nature, est l’occasion pour moi de prises de conscience, d’intégration et d’inspiration.

Sabine G.

 

 

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